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Des informations complètes sur les événements sportifs et le tourisme au Japon

Pour la joie du mouvement : la marathonienne Yuko Arimori brise les idées reçues sur la victoire et la défaite

Marathons, courses parrainées, marches de l'espoir, courses de 5 ou 10 km… tous ces événements semblent permettre de rassembler les gens. En tant que loisirs, la course et la marche sont des sports très accessibles, et aussi très inclusifs. Pour cette raison, plutôt qu'une compétition pure et dure, certains marathons et autres courses de même nature se focalisent sur une association caritative ou un enjeu de société, et en font généralement profiter tous les participants volontaires, quel que soit leur âge, leur genre ou leurs capacités.

Nous nous sommes entretenus avec Yuko Arimori, célèbre marathonienne olympique et militante au Japon. Elle a toujours considéré la course non seulement comme un sport de compétition, mais aussi comme un moyen d'associer société, santé et plaisir en une forme d'expression de soi, et comme quelque chose que chacun peut apprécier à sa façon. Au-delà des distinctions remportées lors de marathons internationaux et du fait d'avoir été élue athlète japonaise de l'année en 1992 et 1996, elle est également responsable de l'organisation du premier semi-marathon d'Angkor Wat au Cambodge en 1996, qui a permis de récolter des fonds pour interdire à jamais l'utilisation ou la fabrication de mines antipersonnel. L'événement a depuis pris de l'ampleur, impliquant plus de 2 000 participants et comprenant un marathon complet !

Les sports d'agrément ou pour la défense d'une cause ne sont pas vraiment monnaie courante au Japon, a-t-elle fait remarquer, affirmant que si les courses caritatives et de loisir sont légion, dans les pays occidentaux par exemple, le Japon tend à être rigide dans son approche des marathons et d'autres sports, les rendant moins amusants et plus axés sur la recherche de la perfection. Il s'agit bien plus de « victoire ou de défaite », et les événements sont très institutionnels. Yuko Arimori estime que se concentrer uniquement sur la compétition ne contribue pas autant à la durée de vie d'un événement que de le centrer autour d'une cause plus grande et d'en faire unplaisir. Le marathon de Tokyo, par exemple, a commencé en tant que simple compétition, mais s'est rapidement transformé en un événement caritatif dont la popularité ne faiblit pas, à l'instar du marathon de New York organisé pour recueillir des fonds pour les patients atteints de cancer. La conscience sociale et le besoin de sortir et de bouger ont toujours existé au sein de la société, et le marathon peut les associer en un événement inclusif avec un objectif réalisable pour quiconque veut s'y essayer.

Au Japon, le sport continue d'évoluer davantage dans une optique de santé et de plaisir. Yuko Arimori dit avoir été très inspirée par la manière dont tous les surfeurs et skateurs des Jeux olympiques 2020 à Tokyo se sont comportés. Alors que la compétition peut devenir très animée, l'élément plaisir a toujours été la priorité, et les sports semblaient rassembler les athlètes en amis plutôt qu'en rivaux. Bien sûr, il y a des gagnants dans les marathons, mais il n'y a pas de « perdants », et il s'agit autant de se dépasser soi-même que de défier le chronomètre. Et, quel que soit le résultat, cela ne peut qu'être sain physiquement comme mentalement, tout en permettant de créer des liens.

L'activité physique est intrinsèquement saine, et sans doute grâce à ses aptitudes naturelles, Yuko Arimori a quelques recommandations pour jouir activement de Tokyo. Bien qu'elle soit originaire d'Okayama, dans l'ouest du Japon, et qu'elle ne se considère en aucun cas comme une « pro de Tokyo », elle adorer explorer à l'infini, ce que Tokyo a à offrir. Elle choisit généralement un endroit précis, comme un parc, un restaurant ou un café, et élabore une « aventure pédestre » autour de ce point, en faisant un grand tour tout en prenant des photos sur le trajet.

L'élaboration d'une aventure pédestre autour d'une rivière est un bon point de départ, recommande Yuko Arimori. La rivière Meguro, par exemple, longe la section sud de la ligne Yamanote et peut vous permettre de voir de plus près certains quartiers de Tokyo, magnifiques en toutes saisons. De plus, vous trouverez certainement des cafés et des boutiques que vous n'auriez peut-être jamais rencontrés autrement, et surtout, vous risquerez fort peu de vous perdre. Il suffit de longer la rivière ! Pas très loin de la rivière, à l'ouest, le parc Rinshi-no-Mori est un endroit tout aussi agréable à explorer, et également où courir si vous ne craignez pas de transpirer !

Comme un marathon, le voyage à Tokyo est une aventure passionnante, mais la vision de Yuko Arimori nous révèle qu'il ne s'agit pas nécesssairement de perfection, de victoire ou de défaite. Vous pouvez en profiter à votre manière, à votre rythme, et observer l'environnement à votre guise. Nous avons ensemble évoqué le terme « sérendipité », c'est-à-dire la possibilité de faire de merveilleuses rencontres et découvertes fortuites, et pensons que ce mot associe bien l'idée de marathon et d'aventures à Tokyo. Yuko Arimori vous encourage à vous aventurer dans les quartiers de Tokyo, et à aller toujours plus loin !